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LA PRAIRIE, ANNOTE



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Sinopse

Extrait : Quoique le Trappeur manifestât quelque surprise en voyant s’approcher encore une forme humaine, et cela dans une direction opposée à l’endroit où l’émigrant avait établi son camp, il n’en conserva pas moins le sang-froid d’un homme accoutumé depuis longtemps à braver les dangers.  — C’est un homme, dit-il, et un homme qui a du sang blanc dans les veines ; autrement sa marche serait plus légère. Il sera bon de nous tenir sur nos gardes, car les métis que l’on rencontre dans ces régions éloignées sont souvent plus barbares que les véritables sauvages. En disant ces mots, il examina la pierre de sa carabine, s’assura qu’elle était en bon état, et il s’apprêtait à coucher en joue l’inconnu pour le tenir en respect, lorsque sa compagne, d’une main tremblante, arrête vivement son bras. — Au nom de Dieu ! s’écria-t-elle, ne précipitez rien ; c’est peut-être un ami, une connaissance, un voisin. — Un ami ! répéta le vieillard en dégageant le bras qu’elle avait saisi ; les amis sont rares partout, et ici, peut-être, encore plus qu’ailleurs ; et le voisinage est trop faiblement peuplé pour faire présumer que celui qui vient vers nous soit même une connaissance. — Mais quand même ce serait un étranger, vous ne voudriez pas verser son sang. Le vieillard la regarda fixement ; la frayeur et l’inquiétude se peignaient dans tous les traits de la jeune fille. Il posa de nouveau à terre la crosse de son fusil, comme un homme qui a changé tout à coup d’idée. — Non, dit-il en se parlant à lui-même plutôt qu’à sa timide compagne ; elle a raison ; le sang ne doit pas être versé pour défendre une vie inutile et si près de s’éteindre. Qu’il vienne ; mes peaux, mes trappes, ma carabine elle-même, tout est et lui, s’il juge à propos de les demander. — Il ne demandera rien, il n’a besoin de rien, s’écria sa compagne ; s’il a de l’honneur, il doit être content de ce qu’il a, et il ne demandera rien de ce qui appartient à un autre. Le vieillard n’eut pas le temps de lui exprimer la surprise que lui causaient ces phrases incohérentes et contradictoires ; car l’étranger n’était plus qu’à cinquante pas de lui. Cependant Hector n’était pas resté spectateur indifférent de ce qui se passait. Au bruit des pas devenus plus distincts, il s’était levé du lit qu’il s’était fait aux pieds de son maître ; et, voyant approcher un inconnu, il alla lentement à lui, rampant à terre comme une panthère qui s’apprête à s’élancer sur sa proie.  — Rappelez votre chien, dit une voix ferme et sonore avec l’accent de l’amitié plutôt que de la menace ; j’aime un chien de chasse, et je serais fâché de lui faire du mal. — Vous entendez ce qu’on dit de vous, mon vieux camarade ? dit le Trappeur. Ici, Hector ! Aboyer et gronder, voilà tout ce qu’il sait faire à présent. Ami, approchez sans crainte ; la pauvre bête n’a plus de dents. L’étranger ne se fit pas attendre : en un instant il était à côté d’Hélène Wade. Il jeta sur elle un regard rapide, comme pour s’assurer de son identité ; puis, avec une promptitude et une impatience qui témoignaient l’intérêt qu’il prenait à cet examen, il se mit à regarder attentivement celui qui l’accompagnait. — De quel nuage êtes-vous tombé, mon bon vieillard ? dit-il d’un ton de légèreté et d’abandon qui semblait trop naturel pour être affecté ; ou bien demeurez-vous en effet ici dans la Prairie ? — Voilà longtemps que je suis sur la terre, et jamais, je crois, je n’ai été plus près du ciel que je ne le suis dans ce moment, répondit le Trappeur. Ma demeure, si tant est qu’on puisse dire que j’en aie une, n’est pas fort éloignée. Maintenant puis-je prendre avec vous la liberté que vous êtes si prompt à prendre avec les autres ? D’où venez-vous, et où est votre habitation ? — Doucement, doucement ; lorsque j’aurai fini mes questions il sera temps de commencer les vôtres. Qui peut vous appeler hors de chez vous à une pareille heure ? Assurément vous ne vous amusez pas à courir après les buffles au clair de la lune ? — Tel que vous me voyez, je reviens d’un bivouac que des voyageurs ont établi sur cette colline, et je retourne dans mon vigwam. Je ne vois pas que dans tout cela je fasse tort à personne. — Fort bien. Et cette jeune femme ? vous l’avez prise sans doute pour qu’elle vous montrât le chemin, elle qui le connaît si bien, et vous qui le connaissez si peu !

Detalhes do Produto

    • Ano de Edição: 2014
    • Ano:  2014
    • País de Produção: Canada
    • Código de Barras:  2001052476643
    • ISBN:  1230000212956

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