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K.Z.W.R.13



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Sinopse

Extrait : Il ouvrit avec ses clefs le tiroir-caisse de son bureau, prit le portefeuille-sacoche dont il avait retiré les billets de banque remis à Marius et le jeta sans l’ouvrir dans la valise posée à côté de lui. Ce faisant, ses yeux s’étaient portés sur le couteau-grattoir et le brillant de la lame semblait le fasciner, quand Jarvis, en parlant, attira son attention. — Allons, maintenant, à l’œuvre. — Allons. — Tu sais qu’Obrig, l’agent de change, est venu tout à l’heure. Un peu plus, il me demandait de régler sur l’heure les différences de la banque. J’ai cru que j’allais être obligé, pour le payer, d’entamer la somme… — Il n’aurait plus manqué que cela ! — Et comme je n’aurais pas pu le payer en or ou en monnaie, pense donc, deux cent cinquante mille dollars, il eut bien fallu prendre sur les billets que nous allons emporter. Il en serait resté tout de même, mais, c’est mon avis, mieux vaut garder intacts nos seize millions ! — Seize millions ! — Plus les papiers de Kendall que nous vendrons une bonne somme au gouvernement mexicain. Demain, nous serons riches ! Allons. Tous deux se dirigèrent vers l’entrée du coffre-fort… À ce moment, la sonnerie du téléphone retentit. Les deux complices, anxieux, s’interrogèrent du regard : ce fut l’affaire d’une seconde, car Jarvis, haussant les épaules, alla à l’appareil, et prenant le récepteur écouta et répondit : — Allo. — Non, il est parti. Et se tournant vers son interlocuteur, qui lui demandait à voix basse : — Qu’est-ce que c’est ? — Ta fiancée qui fait demander si tu es encore là. — Pauvre petite ! — Tu peux le dire, pauvre petite ! Jarvis haussa les épaules et se pencha pour remettre en place le récepteur du téléphone. Son complice profita de l’occasion ; s’approchant de lui à pas de loup, il le saisit par derrière et l’immobilisant du bras gauche, il lui enfonça d’un geste brusque, dans la gorge, le couteau-grattoir qu’il avait pris sur le bureau. Le sang gicla. Jarvis porta ses mains à la gorge, arracha l’arme, il voulut crier, mais il s’écroula comme une masse, à plat ventre, sur le sol. L’assassin s’était rapproché de lui. — Tu as dit que demain nous serions riches ! Tu te trompais, mon vieux Jarvis, demain, Moi, je serai riche ! Gardant à la main l’arme du meurtre il courut au coffre-fort et en revint, rapportant à pleines mains des liasses de billets de banque qu’il jeta dans la valise. Sans doute il jugea qu’il irait plus vite autrement, car il entra résolument dans le coffre, alluma la lampe électrique, et prenant les paquets de bank-notes, les papiers, les rouleaux d’or, il les jeta pêle-mêle dans son sac. Si le vol ne l’eut pas si occupé, s’il se fut seulement retourné, il aurait vu Jarvis se soulever, ramper sur les genoux, en essayant avec sa main de comprimer le sang qui l’inondait. Péniblement, lentement, mais sans bruit, il arriva à la porte du coffre, se souleva et retombant sur elle de tout son poids, il la referma brusquement sur le meurtrier ! Et tandis que le moribond s’écroulait, râlant son dernier souffle, on entendit le mécanisme inexorable qui déclenchait avec un crissement d’acier les boutons des lettres et le cadran de la serrure.

Detalhes do Produto

    • Ano de Edição: 2016
    • Ano:  2016
    • País de Produção: Canada
    • Código de Barras:  2001027075710
    • ISBN:  1230001226102

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