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MICAK CLARKE-LA BATAILLE DE SEDGEMOOR TOME III



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Sinopse

Extrait : Le lundi 21 juin 1685 se leva très sombre, avec un vent violent, des nuages noirs se mouvaient lourdement dans le ciel, et une pluie fine, continuelle, tombait. Néanmoins, quelques instants après l'aube, les clairons de Monmouth se firent entendre dans tous les quartiers de la ville, depuis le pont sur la Tone jusqu'à Shuttern. À l'heure dite, les régiments se rassemblèrent. L'appel fut fait et l'avant-garde traversa d'un pas alerte la porte de l'Est. On sortit dans le même ordre que lors de l'entrée, notre régiment et les bourgeois de Taunton formant l'arrière-garde. Le maire Timewell et Saxon s'étaient partagé l'organisation de cette partie de l'armée, et comme c'étaient des gens qui avaient longtemps servi, ils placèrent l'artillerie dans une situation moins exposée et postèrent une forte troupe de cavalerie à l'arrière, à une portée de canon, pour faire face à toute attaque des dragons du Roi. On fut unanime à constater que l'armée avait fait de grands progrès au point de vue de l'ordre et de la discipline pendant notre halte de trois jours, grâce sans doute à la peine, que nous avions prise pour l'exercer sans relâche, et à notre attitude militaire. En rangs solides, serrés, les hommes allaient, faisant jaillir la boue liquide ou épaisse, tout en échangeant de rudes plaisanteries campagnardes ou en chantant un couplet entraînant d'une chanson ou d'un hymne. Sir Gervas chevauchait en tête de ses mousquetaires, dont les queues enfarinées pendaient molles et moites, et toutes dégoûtantes d'eau. Les piquiers de Lockarby et ma compagnie de faucheurs étaient pour la plupart des travailleurs des champs, endurcis à toutes les intempéries, et ils marchaient patiemment, les gouttes de pluie coulant sur leurs faces hâlées. En avant se trouvait l'infanterie de Taunton, en arrière la file encombrante des chariots à bagages, que suivait la cavalerie. Ce fut ainsi que la longue ligne se déroula par-dessus les hauteurs. Quand on fut arrivé au sommet, où la route commence à descendre sur l'autre versant, on commanda une halte pour permettre aux régiments de se serrer et nous jetâmes un coup d'œil en arrière sur cette jolie ville qu'un si grand nombre des nôtres ne devaient pas revoir. Nous apercevions sans peine sur les murailles sombres et les toits des maisons le flottement, l'agitation des mouchoirs blancs de ceux que nous quittions. Ruben chevauchait bride à bride avec moi, sa chemise de rechange battant au vent et ses grands piquiers, la figure toute épanouie d'un large rire, marchant derrière lui, mais ses pensées et ses regards étaient trop loin de là pour qu'il pût les remarquer. Pendant que nous regardions, une longue flèche de lumière solaire jaillit entre les deux bancs de nuages qui doraient le sommet du clocher de Sainte-Madeleine et l'étendard royal qui y flottait encore. Cet incident fut salué comme un présage favorable et une acclamation retentissante se propagea de rang en rang. À cette vue, on agita les chapeaux et il y eût un grand cliquetis d'armes. Alors les clairons sonnèrent en fanfare. Les tambours battirent une marche guerrière. Ruben rentra sa chemise dans son havresac. Et l'on se remit en route à travers la boue, la vase, les nuages mornes toujours suspendus sur nous, s'appuyant sur les collines non moins mornes à notre droite et à notre gauche. Un chercheur de présage aurait peut-être dit que le ciel pleurait sur notre fatale aventure. Pendant tout le jour, on marcha péniblement sur des routes qui n'étaient que des fondrières, avec de la boue jusqu'aux chevilles. Le soir, on se dirigea vers Bridgewater, où nous fîmes quelques recrues et ajoutâmes quelques centaines de livres à notre caisse militaire, car c'était une localité prospère, avec un commerce très actif de cabotage qui s'étendait sur tout le cours de la rivière de Parret. Après avoir passé une nuit sous des abris confortables, nous repartîmes par un temps pire encore que la veille. Dans cette région, le sol est une vaste fondrière, même au temps le plus sec, mais de fortes pluies avaient fait déborder les mares et les avaient changées en vastes lacs des deux côtés de la route. Cela avait peut-être un bon côté pour nous, car nous étions aussi protégés contre les raids de la cavalerie du Roi, mais notre marche en était très ralentie.

Detalhes do Produto

    • Ano de Edição: 2016
    • Ano:  2016
    • País de Produção: Canada
    • Código de Barras:  2001026819544
    • ISBN:  1230001221787

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